Introduction aux humanités numériques: méthodes et pratiques

Notes de lecture
Introduction aux humanités numériques : méthodes et pratiques

Seth van Hooland, Florence Gillet, Simon Hengchen, Max de Wilde
De Boeck supérieur, Louvain-la-Neuve, 2016, 208 p.
http://www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782807302150-introduction-aux-humanites-numeriques-methodes-et-pratiques

Ce petit ouvrage est un manuel méthodologique concernant les outils qui sous-tendent la pratique des humanités numériques. Destiné aux étudiants en sciences humaines il est particulièrement adapté à la découverte pédagogique des connaissances de base nécessaire à cette pratique mais il sera aussi utile à « l’honnête homme » qui veut s’informer sur celles-ci en un minimum de temps, en s’épargnant des lectures absconses et parfois peu utiles. C’est non seulement un « manuel » au plein sens du terme, mais également, à travers un site internet qui le complète (pas encore opérationnel à ce jour), un outil de « prise en main » des techniques exposées.

Le premier chapitre s’attache à présenter les soubassements technologiques de l’internet qui permettent d’accéder aux informations qui peuvent servir de sources aux humanités numériques. Il présente l’essentiel du fonctionnement de ces outils sans fioritures inutiles.

Le second chapitre s’attache à décrire les modèles de structure des données de manière synthétique. Il s’agit d’une synthèse remarquable et je ne résiste pas à vous livrer les deux tableaux clé qui résument ce chapitre
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Le chapitre trois à pour titre « Numériser les sources ». On pourrait être surpris de voir un chapitre lié à la production des sources alors que l’ouvrage s’adresse en principe à des « exploiteurs » de sources, mais cela a tout son sens tellement ces processus de numérisation ont une incidence non négligeables sur l’accessibilité et la réutilisabilité des sources numérisées par les chercheurs. Le chapitre aborde successivement :

  • la problématique de la gestion du patrimoine numérique mondial,
  • la préparation à la numérisation,
  • le processus de numérisation, les métadonnées (qui offre une synthèse particulièrement éclairante sur les questions pratiques que ces dernières posent),
  • les outils de gestion des collections (qui sont présentés dans une optique particulièrement pertinente des contraintes temporelles liées à cette gestion, exprimée par les différents temps : long / intermédiaire / court)

Le chapitre 4 « Analyser le contenu » se recentre sur les outils de traitement des humanités numériques à proprement parler. Après une introduction sur les différentes problématiques que pose le traitement automatique des langues, le chapitre présente différents outils d’analyse lexicale et linguistique à travers différents exemples, qui illustrent les problématiques exposées théoriquement dans l’introduction du chapitre.

Le dernier chapitre traite du formatage et de la publication des résultats de la recherche issus des pratiques exposées dans les chapitres précédents. Il inclut :Le chapitre trois à pour titre « Numériser les sources ». On pourrait être surpris de voir un chapitre lié à la production des sources alors que l’ouvrage s’adresse en principe à des « exploiteurs » de sources, mais cela a tout son sens tellement ces processus de numérisation ont une incidence non négligeables sur l’accessibilité et la réutilisabilité des sources numérisées par les chercheurs. Le chapitre aborde successivement :

  • la problématique de la gestion du patrimoine numérique mondial,
  • la préparation à la numérisation,
  • le processus de numérisation, les métadonnées (qui offre une synthèse particulièrement éclairante sur les questions pratiques que ces dernières posent),
  • les outils de gestion des collections (qui sont présentés dans une optique particulièrement pertinente des contraintes temporelles liées à cette gestion, exprimée par les différents temps : long / intermédiaire / court)

Le chapitre 4 « Analyser le contenu » se recentre sur les outils de traitement des humanités numériques à proprement parler. Après une introduction sur les différentes problématiques que pose le traitement automatique des langues, le chapitre présente différents outils d’analyse lexicale et linguistique à travers différents exemples, qui illustrent les problématiques exposées théoriquement dans l’introduction du chapitre.

  • l’utilisation de traitements de textes dédiés à la recherche scientifique (par exemple LATex et Markdown),
  • l’utilisation de HTML pour la publication sur le Web,
  • les enjeux et les risques de la publication dans les nuages,
  • le bon usage des cookies,
  • les contraintes légales liées à différents domaines (droit d’auteur, protection des données personnelles, droit à l’image, publication open source, etc.)

L’ouvrage est complété par une bibliographie de base et d’un index. On peut regretter que les auteurs n’aient pas compilé un index des outils informatique présentés au fil de l’ouvrage. Cela sera peut-être disponible lors d’une prochaine édition.

Ce dernier point étant la seule critique à faire à cette publication, je ne peux que recommander son acquisition à toute personne voulant se lancer dans les humanités numériques. On peut souhaiter que leurs auteurs, s’attaquent à la rédaction d’un manuel similaire traitant des méthodologies de fonds des humanités numériques (forage des données, analyse des données, outils de visualisation, etc.).

A propos regarddejanus

Archiviste, Record-manager et enseignant
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